19 décembre 2011
Sombres citrouilles, Malika Ferdjoukh
Aujourd'hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d'étangs, pour fêter, comme chaque année, l'anniversaire de Papigrand, le patriarche. Comme c'est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l'aube, il y a comme un pépin. Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. À première vue, personne ne le connaît. L'affaire pourrait donc n'être pas si grave que ça. Le problème, c'est que dans la famille, il y a au moins trois mobiles criminels possibles. Donc trois assassins potentiels. Sans compter tous les secrets qu'on n'a pas encore découverts...
Avec mes études, je manque un peu de temps pour lire ces temps-ci, et donc pour poster ici, d'où ma quasi-absence. C'est d'ailleurs un livre que je prévoyais lire à l'Halloween... Mais je continue toujours de vous lire via Google Reader; il me faut bien continuer à ajouter de nouveaux titres à cette pàl! ^^
Le dernier roman que j'ai lu en est un de Malika Ferdjoukh, qui ne m'a jamais déçue jusqu'à maintenant! Encore ici, nous retrouvons ce qui fait son charme : de grandes familles, de grandes maisons pleines de mystères, des personnages attachants, des amours de jeunesse... Dans Sombres citrouilles, nos personnages se retrouvent tous chez les grands-parents. En deux jours, les enfants en apprendront plus sur leur famille (pas toujours de bonnes choses!) et découvriront un mort dans le jardin. Les intrigues sont bien ficelées et nous nous laissons porter par l'imagination de l'auteure et par ses personnages si vivants. D'ailleurs, je trouve que cela est bien rendu par le fait que l'auteure nous fait promener d'un personnage à l'autre, des touts-petits aux adultes. Nous apprenons tous à les connaître et à découvrir leurs petites caractéristiques.
Une autre réussite de Malika Ferdjoukh!
24 octobre 2011
Fais-moi peur, Malika Ferdjoukh
Monsieur N. n'avait pas été un criminel toute sa vie. La preuve, il avait déjà neuf ans quand il tua pour la première fois. Bien entendu, à cette époque, il n'était pas encore monsieur N..Il était Léo, petit garçon qui passait ses vacances chez Mémé et Pépé.... Et puis, vingt ans plus tard, le voici, rôdant autour de la maison de la famille Mintz. Les parents sont sortis, les enfants font du pop-corn, Odette voudrait aller chercher un sapin au cimetière, elle craint que le Père Noël ne les oublie. Monsieur N. ne les oublie pas, lui. Il a déjà tué son chien Thor, il a mis un manteau rouge, il se prépare. Un roman haletant, tendu, mais plein d'humour aussi. Un thriller de Noël, qui ne vous lâche pas.
Ce roman jeunesse se déroule pendant Noël, mais c'est le côté effrayant du roman qui me l'a fait lire pour la période avant l'Halloween. En fait, il est bien pour les deux fêtes, ou pas, il ne faut surtout pas se priver! ^^
Comme dans Quatre soeurs, l'auteure met en scène une famille nombreuse, avec leur vie des plus attachante. Mais ici, l'histoire se déroule dans la même soirée, où un criminel se gonfle d'un désir de vengance qui l'amènera jusqu'à la maison des Minzt. Nous avons un épilogue qui nous montre le tueur dans son enfance, mais ensuite l'histoire s'enchaîne, changeant de point de vue pour nous faire découvrir chaque personnage. Le rythme s'accélère et nous continuons notre lecture, se demandant toujours si le tueur arrivera à ses fins.
Malika Ferdjoukh maîtrise parfaitement l'art du suspense. Et elle ne prend pas ses lecteurs à la légère. Le roman nous offre ce qu'il nous a promis : des frissons et un criminel des plus horrible. Nous n'avons pas affaire à un gentil méchant qui se rendra compte qu'il fait le mal, comme à la Walt Disney. C'est ce que je j'apprécie dans les romans de L'École des loisirs. Leurs livres n'ont pas peur d'aborder certains sujets. Je pense aussi à Simple, de Marie-Aude Murail, qui traite entre autres de sexualité et de handicap. Ici, on entre quelques moments dans la vie de Gabriel, aveugle, et l'auteur aborde le thème de l'antisémitisme, incarné par ce meurtrier des plus abject.
En plus de personnages attachants et d'une histoire à vous faire frissonner, il y a l'écriture de Malika Ferdjoukh, qui sait manier les mots autant que les images. Un excellent roman jeunesse!
19 août 2011
Sally Lockhart, tome 3, La vengence du tigre
Un parfait inconnu prétend avoir épousé Sally Lockhart... et il réclame la garde de sa fille Harriet, ainsi que tous les biens de la jeune femme ! Une mauvaise plaisanterie ? Sally l'espère... Pourtant le piège se referme autour d'elle. Pourquoi cet homme, qu'elle n'a jamais vu, s'acharne-t-il ainsi sur elle ? Pour sauver sa fille, Sally doit fuir mais, bientôt, il lui faudra affronter, au cœur de Londres, les ombres de son propre passé. Dans ce roman au suspens haletant, l'auteur de la célèbre trilogie A la croisée des mondes campe une héroïne inoubliable dans l'atmosphère ténébreuse du vieux Londres. Ce livre est le troisième volume des aventures de Sally Lockhart.
J'étais un peu triste de la tournure que prenait la fin du deuxième tome, mais celui-ci vient tout rattraper. Je me suis vite fait à la nouvelle situation de Sally et j'ai peu à peu fait mon deuil, lui qui m'avait enlever presque toute envie de poursuivre la lecture de cette série.
Sally mène la vie dure dans ce tome. Un homme vient détruire tout ce qu'elle possède, cherchant même à lui enlever la garde de sa fille. Mais Sally est une battante, courageuse même lorsqu'il n'y a plus d'espoir, elle fait d'elle une vrai héroïne. Il n'est pas question que cet homme lui enlève sa fille; elle s'enfuit donc de pension en pension pour préserver ce qu'elle a de plus cher.
Philip Pullman m'a surprise par l'habileté avec laquelle il manie cette histoire, nous révélant des informations petit à petit, nous gardant en haleine jusqu'à la fin. Aucun faux pas pour lui dans ce tome. De l'action, des rencontres, des intrigues compliquées, ... et tout ça dans le Londres victorien et en trame de fond une partie de l'histoire juive. À mon étonnement, il rattrape ce qu'il fait subir à son lecteur dans le tome 2; on voit tout cela dans une nouvelle perspective.
Un roman prenant et bien mené, qui me fait toujours adorer cette série!
28 juillet 2011
Enid, Quatre soeurs en bd, Cati Baur et Malika Ferdjoukh
Orphelines depuis peu, les soeurs Verdelaine vivent à la Vill'Hervé, une grande maison en bord de mer. Enid, c'est la plus jeune, celle qui ne comprend pas vraiment les choses de l'amour, celle que personne ne croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Geneviève, ni Hortense, ni Bettina... Pas même Charlie l'aînée qui s'occupe de toute la petite tribu.
Il y a déjà deux ans que j'ai chroniqué cette série, mais la revoilà sous forme de bd, illustrée par Cati Baur. Il faut prendre notre mal en patience, car il n'y a que le premier volume de sortie sur les quatre.
C'est avec bonheur que je me suis replongée dans la Vill'Hervé, en compagnie des cinq soeurs orphelines. Comme il y a déjà un moment que j'ai lu la série, je ne peux plus comparé avec le roman, mais j'ai trouvé cette bd bien sympathique. L'histoire m'a un peu moins accrochée que dans le roman, mais peut-être est-ce parce que nous sommes avec la plus jeune des soeurs, Enid. Par contre, j'ai été sous le charme de l'ambiance et des dessins. Si j'ai un peu moins aimé les visages, j'ai adoré les illustrations de la ville ou de la fabuleuse Vill'Hervé.
Un bien bel ouvrage à mettre entre les mains des jeunes filles! J'attends la suite avec impatience.
11 juillet 2011
Métro Baker Streetm, Enola Holmes T6, de Nancy Springer
Cela fait plus d'un an que ma mère a disparu, m'abandonnant à l'autorité de mes frères, Mycroft et Sherlock Holmes, qui souhaitent m'expédier en pension pour faire de moi une lady.
Une année donc que je leur échappe, parvenant à couvrir mes traces en multipliant déguisements et pseudonymes. En ce matin fatidique de juillet 1889, alors que j'étrenne une nouvelle fausse identité, je reçois à mon bureau de "Spécialiste en recherches - Toutes disparitions" la visite d'un duc espagnol effondré par l'enlèvement de sa femme. Me voilà encore sur une enquête en concurrence avec mon détective de frère, au moment même où ce dernier me contacte sur une tout autre affaire.
Moins récente. mais bien plus personnelle : une affaire qui concerne ma mère.
Je me souviens encore de l'agréable surprise que j'avais eu à la lecture du premier tome. Combien j'avais été charmée par le personnage principal, par les petits détails qui mettent en vie cette fin de siècle et par la jubilation qu'apportent les rencontres avec Enola et son frère, Sherlock Holmes. J'ai toujours été ravie de découvrir le tome suivant et c'est avec un petit regret que j'ai refermé ce dernier tome. Bien que l'héroïne soit jeune (14 ans), les histoires ont toujours su garder mon intérêt.
Ce tome conclut avec brio la série. C'est avec bonheur que le destin d'Enola prend un nouveau tournant, dans ce tome où Sherlock a enfin une présence suffisante. Nous savons enfin ce qu'est devenue la mère d'Enola et comprenons son départ, même si on peut lui en vouloir encore.
Je vous conseille toujours cette série, écrite avec beaucoup de petits détails qui en font une lecture excellente pour la jeunesse, mais aussi pour tous ceux qui aiment se plonger dans le Londres victorien. Nancy Springer a su réutilisé avec brio un personnage connu, pour en faire une série intelligente et trépidante.
27 mai 2011
Lettres d'amour de 0 à 10, de Susie Morgenstern

Ernest a dix ans. Dix ans de vide : sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu. Dix ans d'ennui : sa vie avec sa grand-mère, prénommée Précieuse, n'a rien de très exaltant : école, goûter, devoirs, soupe. Pas de téléphone, pas de télévision. Seule distraction : une mystérieuse lettre que le grand-père d'Ernest avait envoyée du front pendant la guerre, une lettre indéchiffrable. Ernest est bon élève, solitaire et taciturne, pour ne pas dire muet. Jusqu'au jour où Victoire de Montardent arrive danssa classe et jette son dévolu sur lui. Car Ernest est beau, ce que les autres filles de la classe avaient déjà remarqué...
Un livre charmant livre jeunesse qui se dévore bien vite. On s'attache tout de suite à Ernest et à sa vie monotone avec sa grand-mère. On le plaint un peu, mais c'est alors qu'arrive Victoire, une nouvelle dans sa classe. Elle le prend tout de suite sous son aile et c'est l'amitié vraie entre les deux. Ernest commence peu à peu à vivre une enfance normale, en fait sa vie est chamboulée par la famille de Mortardent et leurs nombreux enfants.
C'est un livre adorable sur la famille, les relations humaines, les peines... On s'attache vite aux personnages et à l'ambiance de la famille de Victoire. On aimerait recevoir un peu de cette bonté qui se partage et en savoir un peu plus sur cette grand-mère qui a perdu les hommes de sa vie et qui s'est repliée sur elle-même.
J'ai beaucoup aimé le récit de Susie Morgenstern et son écriture, à la fois touchante et drôle. Maintenant, j'ai beaucoup envie de lire La première fois que j'ai eu seize ans, de la même auteure. J'ai lu celui-ci dans le cadre du challenge jeunesse sur Whoopsy Daisy. J'en suis à 2 sur 10!
22 avril 2011
Simple, Marie-Aude Murail
Simple dit «oh, oh, vilain mot» quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit «j'aime personne, ici» quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple. Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.
Troisième roman que je lis de cette auteure et je suis toujours aussi charmée! Marie-Aude Murail a un réel don pour raconter et pour nous fasciner par ses récits. Avec Simple, nous sommes dans le monde moderne, avec Kléber et son frère handicapé dont il veut s'occuper afin de lui éviter l'institution pour déficient intellectuel. Ayant 17 ans, il commence tout juste sa vie d'adulte avec les études et les filles, alors c'est un peu compliqué quand il doit en plus s'occuper seul d'un frère qui a l'âge mental d'un enfant d'âge préscolaire.
Leur père étant égoïste et ne voulant plus s'occuper de Simple, Kléber se dévoue et essaie de leur trouver une colocation. Les autres jeunes ont des préjugés et sont bien encombrés par Simple au début, mais celui-ci est tellement attachant qu'il trouvera des amis, même chez le vieux voisin grincheux. L'histoire tourne surtout autour de Simple et de Kléber, mais on a parfois quelques passages centrés sur les amis, dont Enzo et son amour à sens unique pour Aria.
Le récit m'a un peu surprise, car il est très direct. Il aborde franchement les désagréments et les joies que Simple apportent à cause de son handicap, et parle même franchement de sexe, qui est un sujet très préoccupant vu l'âge des personnages. Ça fait du bien de voir un livre qui aborde une réalité différente, avec la déficience de Simple, et qui la rend si naturelle. Simple dit les choses franchement, comme un jeune enfant. Cela amène des situations cocasses ou des embêtements, selon le cas. ^^ Son meilleur ami est Monsieur Pinpin, une vieille peluche qui le suit partout et qui « serait » à l'origine des mauvais coups de Simple.
J'ai vraiment passé un bon moment avec ces personnages. La situation de Simple est très touchante et le livre est parsemé d'humour. Je serais volontiers resté encore dans cet univers! Un livre et une auteure que je vous conseille chaudement!
« Corentin alla se coucher d'excellente humeur. Ce Simple, tout de même, il fallait le faire breveter. »
J'ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Jeunesse de Whoopsy Daisy. (1/10)
12 février 2011
Charles Dickens, par Marie-Aude Murail

« Marche, petit Charles. Marche dans les rues de Londres puantes et enfumées, faufile-toi entre les rats. Marche jusqu’à la fabrique de cirage où tu colles des étiquettes dix heures par jour, puis marche vers la prison pour dettes rendre visite à ton père et marche encore la nuit tombée, rentre seul dans ta chambre.
Galope, Charles. Galope en rêve et en imagination. Invente-toi une autre vie, théâtre, aventures, passions, demeures luxueuses…
Cours, Dickens. Deviens reporter, dénonce les injustices. Cours vers la gloire que tu mérites par ta verve et ton cœur. Cours à travers le monde, de Paris à New York, lis tes romans à voix haute devant un public abasourdi, et cours écrire le suivant que des centaines de milliers de lecteurs attendent semaine après semaine.
Cours si vite, si bien, si loin que la mort même ne puisse t’atteindre, et vis éternellement, Charles Dickens, à travers tes romans et dans cette biographie écrite par celle qui t’a élu, un jour de ses dix-sept ans, son « père céleste » et qui te ressemble tant. »
Cette biographie de Charles Dickens, écrite par la talentueuse Marie-Aude Murail, est publié à L'École des loisirs pour un public jeunesse. Que cela ne vous arrête pas dans votre envie de lecture, car vous passeriez à côté d'une petite merveille. Il s'agit du deuxième roman de MAM que je lis. J'avais été sous le charme de Miss Charity, mais après avoir lu celui-ci, je suis en totale adoration devant l'auteure.
L'auteure nous guide dans la vie de Dickens comme si l'on parcourait un bon roman. Sa plume vient directement nous chercher, lecteur, et elle nous raconte cela d'une manière si merveilleuse, que je suis sans qualificatifs pour décrire cette expérience de lecture. Son style, son ton, sa narration, tout est parfait. Elle a même réussi à m'amener les larmes aux yeux, à certains moments. Je suis totalement subjuguée par son talent.
Le livre suit la chronologie de la vie de l'auteur, en commençant par sa jeunesse, ces moments difficiles et son ascension fulgurante. Quel personnage! Écrivant des chefs d'oeuvre en peu de temps pour se conformer à la demande pressante de ses lecteurs, toujours plus nombreux.
À lire absolument, que ce soit pour connaître la vie de Dickens, pour montrer une autre réalité de vie aux enfants d'aujourd'hui (Charles a dû commencer à travailler vraiment très jeune, devant même marcher plusieurs kilomètres pour se rendre à son travail!) ou pour l'écriture exceptionnelle de Marie-Aude Murail.
05 janvier 2011
Avalon High, Meg Cabot
Elaine, 17 ans, est nouvelle au lycée d'Avalon. Brillante et posée, elle est vite repérée par Will, le très populaire capitaine de léquipe de foot, et s'intègre assez aisément. Mais bientôt Elaine ne cesse de voir un peu partout des réminiscences de la légende Arthurienne et sent qu'une tragédie est en train de se nouer. Elaine s'éprend de Will, dont elle découvre que le premier prénom est Arthur. Saura-t-elle être sa Dame du Lac, celle qui le sauvera?
J'aime bien les romans bonbons de Meg Cabot. Cette auteure ne manque jamais de nous donner un bon moment de lecture avec ses histoires romantiques agrémentées de beaucoup d'humour. Elle a un style fluide et ses histoires sont bien tournées. En voyant ce roman sur les blogs de Fée Bourbonnaise et de Marque ta page cet automne, je n'ai donc pu résister à le faire passer à ma pàl.
Avalon High n'est pas une histoire d'amour ordinaire, car il ajoute, à la romance et à l'humour habituelle, la légende du Roi Arthur. Il se mêle au monde moderne un peu de fantastique. Elaine, qui ne croit pas du tout à la réincarnation des personnages d'Arthur, de Guenièvre et de Lancelot, devra peu à peu se faire à l'idée que des choses extraordinaires se passent sous ses yeux. Elle qui est nouvelle à Avalon High, deviendra un personnage clé du trio le plus populaire de l'école...
Je ne connaissais pas trop l'histoire du Roi Arthur, alors ce fut une belle introduction pour moi. Le roman aurait mérité un peu plus de profondeur à mon goût, par exemple en mettant encore plus de détails médiévaux ou en creusant davantage les sentiments, mais ce fut une lecture divertissante qui, sans être le meilleur de l'auteure, contient les éléments et le style qu'on aime bien chez elle.
J'ai découvert que Disney venait d'adapter ce roman. Par la bande-annonce, il semble cependant s'adresser à un public plus jeune que le roman. Avis tout de même aux intéressées!
09 décembre 2010
Les Penderwick et compagnie, Jeanne Birdsall
Comment faire pour ne pas tomber amoureux ? Suivez les guides ! Les soeurs Penderwick ont trouvé la recette : elles vous entraînent au coeur d'un plan extravagant, afin d'empêcher leur père adoré de rencontrer ce qui deviendrait... une abominable belle-mère ! Malheureusement, ce n'est pas gagné d'avance et les aventures des quatre filles ne font que commencer, pour le meilleur et pour le pire !
C'est une série pour jeunes enfants, mais je ne peux m'empêcher de les lire et de les aimer. C'est le genre de livre doudou qui nous fait passer un très bon moment avec ses personnages et dont la plume subtile et drôle de l'auteure nous ravie. J'aime beaucoup ce genre d'histoires qui nous amène dans le quotidien de ses personnages, là où se côtoient des valeurs simples et joyeuses de la vie à la campagne. Ce livre rappelle Anne la maison aux pignons verts, Little Women et Quatres soeurs.
Jeanne Birdsall nous fait entrer dans la famille Penderwick, où vivent quatre soeurs et un papa célibataire. Le précédent tome se passait durant leurs vacances d'été où elles ont rencontrés un garçon avec qui elles ont partagés de joyeuses aventures, maintenant elles sont de retour à la maison et s'ennuie un peu de ces moments. Leur tante vient les rencontrer et à quelque chose à annoncer: la maman des quatre jeunes filles lui a fait promettre d'aider son mari à se trouver une nouvelle compagne quelques années après sa mort. Au grand désarroi de M. Penderwick et des jeunes soeurs qui ne veulent pas avoir de méchante belle-mère. De leurs côtés, Skye et Jeanne sont prises avec des textes à composer à l'école dont le sujet ne leur plaît pas du tout.
Le dénouement d'une des intrigues était facile à voir venir, mais ce n'est pas pour l'intrigue qu'on le lit, mais bien pour la plume de l'auteure et les personnages qu'elle fait vivre. Ce tome est aussi plaisant que le premier, même si les personnages secondaires ont changés avec le lieu. Ceux-ci sont tout aussi intéressants. Je souhaiterais seulement que Rosalind soit un peu plus vieille pour avoir plus d'intrigues amoureuses. ^^ Mais même sans cela, le livre est très bien.
La série continue avec un troisième tome prévue pour l'été prochain, The Penderwicks at Point Mouette!



