02 octobre 2011
Insatiable, Meg Cabot
« Vous en avez assez des vampires ? Meena Harper aussi. Il faut dire que le paranormal, ça la connaît. La preuve : elle peut tout vous dire de votre mort prochaine. Mais dès que ça la concerne, Meena ne voit rien venir. Du coup, elle ne pouvait pas imaginer : — qu’elle allait rencontrer un beau brun ténébreux — qu’elle en tomberait bêtement amoureuse — que ce serait un prince au côté légèrement obscur — que l’heureux élu serait déjà mort. Pourtant, Meena finirait bien sa vie avec lui. Bref, voici venue l’heure fatale… de prendre son destin en main. Mais Meena en a-t-elle les moyens ? »
Je viens de terminer Insatiable, dans la version française. J'ai passé un agréable moment. Le roman parle de vampires, mais l'auteure a traité de son sujet sans tomber dans l'histoire type à la Twilight. En fait, je crois qu'elle en profite pour se moquer un peu du phénomène, tout à la fois. L'histoire se déroule à notre époque, avec justement toute cette folie des vampires, que l'on voit partout à la télé et dans les romans. L'héroïne, qui est scénariste, doit justement en intégrer quelques uns dans son feuilleton populaire, sous la pression de ses supérieurs. Elle ne croit pas du tout à leur existence, même si elle-même possède le don de voir la mort prochaine des gens qu'elle croise. Évidemment, elle en rencontre un. ;)
Ce n'est pas le meilleur roman que j'ai lu de l'auteure, et il est même un peu long pour ce type de lecture, mais il a quand même ses qualités. J'ai surtout aimé la manière dont l'auteure fait le parallèle avec notre propre monde, où cette mode des vampires ne cesse de prendre de l'ampleur. Et puis les hommes que rencontre Meena sont sexy à souhait! Un bon divertissement donc, comme toujours avec Meg Cabot. Bonne nouvelle, je viens d'apprendre qu'une suite est déjà sortie. Elle devrait être traduite en français pour février 2012.
16 août 2011
L'autre jardin, de Francis Wyndham

À la fin des années trente, dans une petite ville du sud de l'Angleterre, le jeune narrateur grandit dans un environnement à la fois protégé et stimulant : il lit, découvre le cinéma auprès de sa voisine Dodo Basset, la soixantaine éclatante, et se lie d'une improbable amitié avec Kay Desmaret. Fille aînée de ses voisins, elle a dix ans de plus que lui et vit dans l'ombre de son frère, un acteur. Au fil des ans, il observe ses frasques et ses lubies avec une fascination désarmée tandis qu'en toile de fond se déroule la tragédie de la Seconde guerre mondiale.
Un court roman (un peu plus de 100 pages) lu dans le cadre du Challenge Vintage sur Whoopsy Daisy (j'en suis à 2 sur 5).
L'histoire se déroule avant et pendant la Seconde guerre mondiale. Les familles sont rationnées et les jeunes hommes doivent partir en guerre, lorsqu'ils ne souffrent pas de tuberculose...
L'histoire suit le passage à l'âge adulte du jeune narrateur. Il est fasciné par sa voisine, dix ans de plus que lui. On pourrait supposer qu'il s'agit d'amour, mais rien n'est dit à ce sujet. Il passe beaucoup de temps avec elle. Ils ont en commun une similitude de caractère. Une certaine passivité.
Les personnages ne m'ont pas vraiment intéressés, mais le récit de l'auteur a beaucoup de charme, tout comme l'époque à laquelle se déroule le roman.
10 août 2011
Orgueil et Préjugés, Jane Austen
Orgueil et Préjugés est le plus connu des six romans de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage : l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett, qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Drôle, romanesque, le chef-d’oeuvre de Jane Austen reste tout simplement incontournable !
Je n'aime franchement pas la couverture de mon édition, la trouvant bien trop sérieuse pour la vivacité de notre héroïne et tout l'humour que contient le roman, mais j'ai pu me consoler avec la préface de Virginia Wolfe, que j'ai trouvé très intéressante.
Le roman se passe de présentation, tout le monde a vu, lu ou bien entendu l'histoire de cette jeune fille intelligente qui rencontre un gentleman riche et orgueilleux. Bien que j'aie vu les adaptations et les dérivés de cette oeuvre, c'était la première fois que je lisais le livre. Aucune surprise quant à l'histoire, donc, surtout que l'adaptation de 95 lui est très fidèle, mais j'ai été ravie d'entrer plus avant dans la description des personnages de Jane Austen, que celle-ci décrit toujours avec une certaine ironie. Lire un de ses romans est toujours un bonheur!
Mais ce que j'ai préféré et qui n'était pas aussi bien rendu dans les adaptations est toute la réflexion qu'Elizabeth se fait de Mr. Darcy. J'ai beaucoup aimé la voir éprouver de plus en plus d'affection pour lui au fil des pages et aussi de comprendre pourquoi et comment son avis change. C'est une montée toujours de plus en plus forte et on ne peut qu'être soulagée et excitée par le rapprochement final et tant attendu des amoureux.
J'aime beaucoup ce roman, il a beaucoup d'humour et de romantisme, sans être à l'eau de rose. Jane Austen est une auteure brillante qui rend si bien les comportements humains. Et il y a ici tant de personnages si vivants à travers les pages! On n'a nulle peine à s'imaginer Mme Benett ou Mr. Collins.
Emma garde ma préférence pour l'instant, mais celui-ci n'est vraiment pas loin, avec Raison et Sentiments. Il ne me reste que ses oeuvres mineures à découvrir. Plus de roman donc, mais je pourrai me consoler avec de nombreuses relectures!
03 août 2011
Le protectorat de l'ombrelle, Tome 1 (Sans âme) de Gail Carriger
Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?
Ce livre aurait pu être un énième de ces nombreux livres sur les loups-garous et les vampires, mais il a la qualité d'être bien écrit et d'avoir un charme tout particulier puisque l'histoire se déroule à l'époque victorienne. En plus, il est tout particulièrement drôle! Que d'éléments qui m'ont permis de dévorer ce premier tome!
L'histoire est celle d'Alexia, qui encore vieille fille et dont on n'attend plus grand développement de ce côté. Plus intelligente, elle en reçoit pas grand affection de sa famille, qui ne la comprenne pas. D'ailleurs, ils ne savent même pas qu'elle est une ''sans âme''. En sa qualité de paranaturelle, elle fréquente donc les loups-garous et les vampires, bien intégrés et acceptés dans la société. L'histoire commence à une fête où un vampire mal éduqué vient la retrouver dans la bibliothèque et essaie de la mordre sans permission, ce qui est tout à fait inconcevable à Londres à cette époque. Il n'en faut pas plus à Miss Alexia pour lui donner un bon coup d'ombrelle et ainsi anéantir le vampire. Le robuste Lord Macoon, loup-garou alpha et chef du BUR, vient se charger de l'affaire. Ce vampire est vraisemblablement de l'extérieur et n'a pas d'appartenance à une ruche (famille de vampires) car ils n'ont pas le droit de se jeter ainsi sur les gens. Miss Alexia est impliqué dans l'affaire.
Notre héroïne n'a pas la langue dans sa poche. Elle dit haut et fort son opinion et ne se laisse pas facilement abattre. En fait, elle a un caractère assez difficile, pénible même. Elle est assez contente de fourrer son nez dans cette affaire, au grand désespoir de Lord Macoon. Les répliques fusent sans arrêt de la part d'un et de l'autre. Leurs altercations nous rendent hilares. Ce monde où se côtoient vampires et loups-garous est une assez bonne idée et est bien rendu par l'auteure. Surtout dans le Londres victorien, avec les convenances chez les gens bien nantis de l'époque.
Une bonne bouffée d'air frais et une belle surprise que ce roman; remplis de répliques bien tournées, de scènes sexy inconvenantes pour l'époque (mais Alexia, dont la réputation de vieille fille est bien établie, se fiche un peu des ragôts!) et de détails historiques ne manquant pas sur les habits et les soirées. Il y a longtemps que je ne m'étais pas aussi enthousiasmé pour un roman. En fait, je l'ai dévoré vite et j'aimerais bien mettre la main sur les tomes suivants. Quatre tomes sont déjà sortis (dont ce premier qui est le seul à avoir été traduit) et on en attend un cinquième.
Série découverte entre autre chez Mon coin lecture
12 juillet 2011
La fille du Pasteur Cullen tome 1, de Sonia Marmen
Dans l'espoir de l'y voir se trouver un mari, la veuve du pasteur Cullen envoie sa fille Dana vivre chez sa sœur, à Édimbourg. Mais à vingt-cinq ans, Dana préfère la compagnie des livres à celle des hommes, qui de toute façon, ne se pressent pas pour la courtiser. Jeune femme timide et réservée, bien que dotée d'une intelligence vive, elle conserve des séquelles de la paralysie infantile contractée pendant son enfance et a le regard vairon, traits physiques qui ont attisé la méchanceté des gens à plus d'une reprise. Mais voilà que son séduisant cousin Timmy, jeune homme fougueux et rebelle, tombe sous son charme. Une idylle naît doucement entre eux, ce qui laisse présager l'annonce d'un mariage prochain. Puis une folle escapade dans un cimetière au beau milieu de la nuit mènera Dana chez l'ombrageux chirurgien, Francis Seton. Le cours de sa vie basculera irrémédiablement après sa rencontre avec cet homme.
J'ai profité du challenge écossais pour lire ce livre qui traînait dans ma pàl depuis quelques mois. Ce premier tome est divisé en deux parties pour le format poche, soit en 600 et 500 pages chacunes, ce qui est assez volumineux pour moi, qui ne me lance pas souvent dans les pavés. Il y a deux autres tomes déjà sortis, et je crois qu'un quatrième est en route.
L'histoire se passe en Écosse, au début du 19e siècle. Nous voyons d'abord Dana brièvement dans sa jeunesse, puis lors de son entrée dans le monde. Elle est une jeune fille calme, décrite comme étant un peu le petit carnard de la famille à cause de son handicap à la jambe. Elle voue une admiration à son grand frère Jonat, qui étudie en médecine. Il s'occupe bien de sa petite soeur, mais ne s'entend pas du tout avec son père, le très sévère Pasteur Cullen. Il part donc étudier en ville en étant banni de la maison, et nous apprenons sa mort quelques temps plus tard. Rien n'est plus comme avant dans la vie de Dana.
Au début du roman, je n'ai pu m'empêcher de la comparer avec Fanny Price, de Mansfield Park. Personnage réservée, pas très volubile, aimant la lecture et pensant aux autres avant sa personne. Ce personnage est d'ailleurs évoqué plus loin dans le roman, on peut donc supposer que ce parallèle était souhaité. Mais on se rend vite compte que Dana est beaucoup plus passionnée, et que ses barrières ne sont pas difficiles à faire tomber. Elle est même parfois un peu insouciante, et fait des choses qu'une jeune femme de bonne société n'aurait jamais fait. Cela donne plus de richesses au personnage, mais en même temps, rend certaines actions peu crédibles (et je pense là à sa fuite dans le cimetière en pleine nuit).
J'ai pris au moins 60 pages à m'intéresser à l'histoire. Le début est assez lent et l'auteure nous met tout de suite des détails sur la médecine qui apportent parfois un peu de longueur à l'histoire. Mais après cela, je n'ai plus lâché le roman. L'histoire est prenante et il y a une bonne doses d'actions et d'aventures amoureuses. Au début, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je croyais qu'il ne sagissait que d'un roman d'amour, mais en fait il y a un peu de tout; enquêtes, drame... La vie de Dana est très mouvementée. Je me suis vraiment demandé comment s'enlignait l'histoire au début, car l'histoire prenait sans cesse un nouveau tournant. Le lecteur reste en haleine, mais moi je ne peux m'empêcher d'aller jeter un oeil plus loin pour savoir ce qui va arriver. Un vilain défaut de lecteur. ^^ Si vous êtes comme moi, sachez que l'histoire garde son cap environ vers la page 260.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui, malgré son nombre de pages, fut dévoré en quelques jours seulement. Il est bien documenté et l'on se croit vraiment à cette époque. Celle-ci n'est pas seulement mentionnée, on la vit à travers le quotidien de Dana. Mais j'ai parfois trouvé que l'auteure en faisait trop par moment. Par exemple, lorsque Dana visite le moulin de son oncle, l'auteure nous décrit en détail tous les procédés de la fabrication du papier en ces temps-là. Oui, cela est intéressant, mais brise un peu le rythme de la lecture. Et cela revient à plusieurs moments au cours de la lecture. Mais sinon, j'ai adoré cette lecture et je la recommande. J'étais pressé de découvrir le tome 2, mais en lisant le résumé, je vois que l'histoire recommence bien des années plus tard sur un nouveau personnage, alors du coup, j'hésite à me lancer au risque de me sentir un peu comme dans un téléroman où le même genre d'histoire revient encore et encore. Mais je sens que je ne résisterai pas longtemps.
Au final, j'ai donc adoré cette lecture. Même si ce n'est pas un authentique roman du début 19e siècle, il a quand même son charme. L'auteure nous décrit beaucoup la ville d'Edimbourg à cette époque et la vie des gens de toutes les classes qui y habitent. Mais, en même temps que je dévorais ce livre, une partie de moi en était agacé, par les éléments dont j'ai déjà parlé, alors ce ne fut pas un coup de coeur, mais ce fut sans contredit une lecture addictive et passionnante!
Lu dans le cadre du challenge écossais.

04 juillet 2011
One city, collectif

ALEXANDER MCCALL SMITH, IAN RANKIN et IRVINE WELSH nous proposent trois aventures inédites ; un biologiste originaire de Delhi a le mal du pays, ce qui l’amène à d’étonnantes conclusions ; deux joueurs de la Coupe du monde sont empêtrés dans un univers où règnent la magie et l’illusion ; les tribulations d’un tigre sont la cause d’un certain remue-ménage à Murrayfield.
J.K. ROWLING raconte son expérience et son amour pour la ville d’Edimbourg, le rôle qu’elle a joué dans sa vie – et surtout dans ses romans.
Ce recueil de 3 petites nouvelles rassemble 4 auteurs chers à l'Écosse afin d'amasser des fonds pour One city, une association caritative qui souhaite briser les barrières entre les classes sociales d'Édimbourg. Pour qui lit mon blog de façon régulière, vous devinez sûrement que ce livre m'intéressait surtout parce que J.K. Rowling y contribue en y écrivant un petit mot d'introduction. Celui-ci figure en un peu moins d'une dizaine de pages et décrit le rapport de l'auteure avec Édimbourg. Suit ensuite trois nouvelles d'une cinquantaine de pages chacunes écrites par Ian Rankin, Irvine Welsh (l'auteur de Transpotting) et Alexander McCall Smith, trois auteurs que j'ai découvert en même temps que ce livre.
Les trois nouvelles sont très différentes les unes des autres. La première parle d'un tigre échappé qui cause un émoi dans un quartier, la deuxième traite d'un indien en mal de son pays et la dernière parle d'un sans-abri attiré par les tours de magie. Ma préférence va pour les deux premières; j'ai définitivement eu du mal à accrocher à la dernière, celle de Mr. Rankin, pour laquelle j'ai eu de la difficulté à suivre l'histoire et à m'y intéresser. La première était assez insolite, mais finalement plutôt drôle, et la seconde m'a intéressé par les tourments de son personnage.
Je ne suis définitivement pas fan de nouvelles et je ne me suis pas senti très dépaysé par la ville, car en fin de compte, elle est très secondaire dans les histoires, mais j'ai pu satisfaire ma curiosité à propos de la participation de J.K. Rowling et ce fut une façon rapide de découvrir trois grands auteurs écossais!
Lu dans le cadre du challenge écossais.

28 juin 2011
Tamara Drewe de Posy Simmonds
Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexy, son job dans la presse de caniveau, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cours, Tamara Drewe est l'Amazone urbaine du XXIe siècle.
Son retour à la campagne, dans le village où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix. Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur à gros tirage, universitaire frustré, rock star au rancart, fils du pays, teenagers locales gravées de people, tous et toutes sont attirés par Tamara, dont la beauté pyromane, les liaisons dangereuses et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et provoquent un enchaînement de circonstances aboutissant à une tragédie à la Posy Simmonds, c'est-à-dire à la fois poignante et absurde.
Avec cette libre adaptation de Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (que j'ai du coup ajouté à ma liste à lire), Posy Simmonds nous offre un roman graphique encore plus riche que le précédent, Gemma Bovery. Alors que j'avais moins accrochée à l'histoire du premier, j'ai adoré ici l'humour, les personnages et les thèmes abordés par l'auteure.
On se retrouve à la campagne dans une petite auberge hébergeant des écrivains venus profité du calme pour puiser leur inspiration et où Beth, la propriétaire, veille à tous leurs petits soins et à ceux de son mari qu'elle assiste dans toute la technicalité entourant la publication de ses romans à succès. La vie n'est pas parfaite, mais tout se déroule bien et chacun fait ce qui doit être fait. Alors qu'il ne se passe jamais rien d'intéressant dans le village, Tamara revient après de longues années -avec un nez refait et un look qui s'attire les regards des hommes- prendre possession de la maison de sa défunte mère. Elle qui aspire à vivre de sa plume, elle décide de s'y installer, pensant trouver enfin l'élan tant attendue qui lancera sa carrière. Toute la petite communauté s'en trouve alors pertubée: Andy retrouve une ancienne flamme, un écrivain de l'auberge est dérangé par le remus-ménage, Nick voit en Tamara une future amante et sa femme, une rivale. Même les jeunes du coin s'en trouvent touchés puisque Tamara ramène un chanteur populaire dans leur coin perdu, ce qui fait toute une histoire chez les jeunes filles. Tamara s'attire à la fois du désir et de la rivalité.
L'auteure passe par les différents personnages pour exprimer ce que chacun vit, et le fait avec beaucoup de finesse. Tout ce petit monde prend vie par des dessins très expressifs et des tons coordonnés, ce qui donne un ensemble très réussi. Chacun est pris par une vie qui est la sienne et Tamara vient tout chambouler leurs rêves et ce à quoi ils aspirent. Beth est sans doute la plus touchée, elle qui se donne corps et âme pour faire rouler son auberge et assister son mari dans son métier d'écrivain. Son monde instable mais qui continuait toujours à rouler chancelle dangeureusement. Le tout est décrit avec beaucoup d'humour et de réalité.
Le roman se lit d'une traite. Ce fut pour moi un coup de coeur et j'en recommande chaudement la lecture. Le film, que j'ai oublié de commenté ici mais que j'avais beaucoup apprécié, est très fidèle à l'original, mais le livre apporte un éclairage plus développé sur les personnages et le tout est si bien rendu qu'il est tout de même incontournable, même en ayant vu le film. Et puis le mariage dessins et textes de cette façon, en roman graphique, en fait une lecture très agréable!
23 juin 2011
Anne d'Ingleside, de Lucy Maud Montgomery
Anne est mariée depuis quinze ans. Cinq enfants se sont ajoutés à la famille. Anne est toujours la même, pourtant un doute s'insinue en elle: Gilbert, son médecin de mari, l'aime-t-il toujours? Aurait-elle perdu l'éclat de sa jeunesse? Par ailleurs, la vie se conjugue maintenant à plusieurs chez les Blythe, et il faut gérer les relations parents-enfants, ce qui n'est pas toujours une mince tâche!
Je suis ravie d'avoir un peu plus de temps pour lire ces temps-ci et d'avoir enfin pu me replonger dans les aventures d'Anne, que j'avais délaissées depuis plusieurs mois déjà. Anne d'Ingleside est le tome 6 de la série.
Anne vieillit, ce n'est déjà plus la jeune fille ou la jeune mariée. Elle et Gilbert sont mariés depuis maintenant quinze ans et ont plusieurs enfants. Si je ne prenais qu'un mot pour décrire le roman, j'utiliserais le mot bonheur. C'est vraiment ce qui s'est dégagé des pages pendant ma lecture. D'abord, Anne va passer quelques jours à la maison aux pignons verts, rendre visite à Maria. Lors de ces retrouvailles, elle est très heureuse de retourner dans sa chambre du pignon, et s'offre une belle balade avec Diana, en souvenir du bon vieux temps. La vie des deux femmes a cependant bien changée! Chacune a son propre foyer à s'occuper et les rêveries ont un peu moins leur place dans ce contexte. De retour à la maison, Anne est toutefois bien heureuse de retrouver ses petits visages tout souriants. La maternité lui réussit très bien!
Le récit ne se focusse plus uniquement sur Anne; il offre parfois un point de vue à partir des enfants, ce qui apporte un nouveau vent de fraîcheur. Avant de lire le livre, cette idée ne m'embalait pas plus que ça, mais c'était sans compter l'écriture de Lucy Maud Montgomery, qui est aussi merveilleuse qu'au premier tome. C'est un bonheur de suivre les petits malheurs attendrissants de Jem, de Walter ou de Di, que ce soit de faire face à un refus des parents, à la perte d'un chien ou du désespoir de se rendre compte de la vraie nature de l'amie en qui on avait fonder tous nos espoirs...
Le roman, qui est plutôt une chronique de la vie à Ingleside, raconte des petites anecdotes d'un ou deux chapitres. Les enfants prennent une place importante, mais on voit aussi beaucoup Anne, qui vit aux côtés d'un Gilbert très occupé... On suit aussi Susan, la bonne de la maison, qui a toujours une succulente tarte pour combler les petits coeurs en peine. Et sans oublier la tante Mary Maria, elle qui s'incruste dans la maison et qui n'hésite pas à redire sur tout.
J'ai adoré ce tome et comme toujours, les descriptions des paysages de l'Île-du-Prince-Édouard, les commérages du village et la manière dont l'auteure réussit à croquer la vie, avec tous ses côtés. Ici, elle parle surtout des enfants, et de ces printemps qui ne seront plus jamais pareils. Un livre qui nous fait nous sentir bien!
« Son ancienne chambre du pignon était toujours accueillante et quand Anne s'y était rendue, le soir de son arrivée, elle avait trouvé le gros bouquet de fleurs printanières que Mme Lynde avait mis à son intention, un bouquet qui, quand Anne y avait enfoui son visage, avait semblé contenir tout le parfum de ces années jamais oubliées. La jeune Anne d'autrefois l'attendait là. Une bonne vieille joie remua au fond de son coeur. La chambre du pignon l'entourait de ses bras, l'encerclait, l'enveloppait. (…) Anne oublia qu'elle était l'heureuse mère de cinq enfants… et que Susan Baker, là-bas, à Ingleside, était de nouveau à tricoter de mystérieux petits chaussons. Elle était redevenue Anne des pignons verts. »

20 juin 2011
Rencontre avec J.K. Rowling, Lindsay Fraser

Harry Potter, le jeune apprenti sorcier, est devenu en quelques années un phénomène de la littérature. Mais derrière ce personnage se cache un auteur, Joanne K. Rowling, aussi passionnante et pétillante que son héros. Au cours de cette interview vivante, authentique, suivie d'une brève présentation des premiers volumes de la série, faites connaissance avec celle qui captive des millions de lecteurs à travers le monde. Un livre indispensable pour tous les jeunes fans, et même les plus grands, de la magie Potter.
Un petit livre bien intéressant sur l'auteure tant appréciée d'Harry Potter. Très court (63 pages), il s'adresse surtout aux jeunes lecteurs, mais on y découvre nombre d'informations intéressantes dans la première partie de l'ouvrage, qui retranscrit une interview avec l'auteure. La deuxième partie du livre, la plus courte, est moins intéressante puisqu'elle parle de l'oeuvre en général, sans entrer en profondeur et l'auteure apporte des informations que ceux qui ont suivi les aventures du sorcier connaissent déjà. De plus, cette partie du livre est moins intéressante à lire aujourd'hui puisque le livre a été publié lorsque le film et les derniers tomes n'étaient pas encore parus. L'histoire était à ce moment moins complexe.
La première partie est cependant très intéressante à lire. Peut-être que certaines réponses de J.K. Rowling ne serait plus à jour aujourd'hui, mais on apprend beaucoup sur son enfance et sur les débuts de l'écriture d'Harry Potter. J'ai particulièrement aimé lorsqu'elle parle des livres qui ont marqués son enfance; Le secret de Moonacre (aussi connu sous le titre Le cheval d'argent), La Petite Princesse, les livres de Jane Austen et de Louisa May Alcott... Elle parle aussi de son enfance et nous fait part de quelques petites références entre sa vie et des éléments d'Harry Potter, comme la Ford Anglia de M. Weasley, qui était l'auto d'un de ses amis et qui représentait la liberté pour elle.
Le livre est très bref, mais les fans peuvent y trouver quelques éléments intéressants. J'ai seulement un bémol à accorder à la traduction qui, bien que je ne puisse comparer avec l'original, me semble bien mauvaise. Je doute que le style soit aussi haché en VO... De plus, j'y ai trouvé certaines fautes. Mais bon, il me semble que c'est assez rare que J.K. Rowling accorde des entrevues, alors ce livre reste une bonne lecture pour les fans.
L'auteure étant écossaise, j'en fais ma première lecture pour le challenge écossais!

11 juin 2011
The Importance of being Earnest, Oscar Wilde
Oscar Wilde's brilliant play makes fun of the English upper classes with light-hearted satire and dazzling humour. It is 1890's England and two young gentlemen are being somewhat limited with the truth. To inject some excitement into their lives, Mr Worthing invents a brother, Earnest, as an excuse to leave his dull country life behind him to pursue the object of his desire, the ravishing Gwendolyn. While across town Algernon Montecrieff decides to take the name Earnest, when visiting Worthing's young ward Cecily. The real fun and confusion begins when the two end up together and their deceptions are in danger of being revealed.
Ce fut ma première incursion dans l'oeuvre d'Oscar Wilde (1854-1900). The importance of being earnest est une pièce de théâtre comique qui a été publiée en 1895.
L'histoire est celle de deux amis célibataires qui s'inventent une personne dépendante d'eux pour motiver leurs déplacements. Pour l'un, c'est un ami régulièrement souffrant qui permet de se sauver d'obligations familiales et, pour l'autre, un frère irresponsable qui permet d'aller s'amuser en ville. Bien sûr, ces mensonges les rattrapent, et au moment où chacun désire se fiancer.
J'ai été charmée par cette pièce, je ne m'attendais pas à y trouver un style aussi drôle et moderne! L'oeuvre est dense en bonnes répliques et en dualité de personnages et d'actions. J'ai beaucoup aimé les quatre personnages principaux dont les identités et les destins se ressemblent. Les deux jeunes femmes, nouvellement amies, sont particulièrement drôles ensemble, s'entendant comme des soeurs à leur rencontre, et s'envoyant des piques dès la moindre rivalité. Elles se montrent unies vis-à-vis de leur fiancé ,qui les ont trompées en se présentant sous de fausses identités, s'interdisant de leur parler et rompant leur promesse la seconde suivante, car il serait bien sûr impoli de ne pas leur répondre. ^^
Le récit est traité avec beaucoup d'humour et d'intelligence. J'ai maintenant très envie d'aller plus loin dans la bibliographie de l'auteur, ainsi que dans sa biographie. Je lirai très certainement une autre pièce durant l'été!
Quelques unes de mes citations préférées:
"I don't play accurately - any one can play accurately - but I play with wonderful expression."
"I never travel without my diary. One should always have something sensational to read in the train."
''The amount of women in London who flirt with their own husbands is perfectly scandalous. It looks so bad. It is simply washing one's clean linen in public.''
J'en ai profité pour regarder l'adaptation de 2002 avec Colin Firth, Rupert Everett, Frances O'Connor, Judi Dench et Reese Witherspoon.
Le film rend justice au livre. J'ai été ravie de retrouver la majorité des répliques telles quelles. Bien sûr il y a quelques ajouts auxquels on peut s'attendre d'une adaptation, mais j'ai trouvé qu'elles respectaient l'esprit du livre. J'ai bien aimé cette adaptation, surtout qu'on retrouve plusieurs acteurs de talents. Colin Firth, Rupert Everett, mais aussi Reese Witherspoon qui m'a plutôt surprise. Elle campe parfaitement Cecily, avec la même innoncence. Les costumes de Lady Bracknell représente bien le personnage avec des chapeaux qui veulent en imposer et un air supérieur. De plus, le décor est somptueux, ce qui fait toujours plaisir à regarder. Une adaptation réussie!




