28 juillet 2011
Enid, Quatre soeurs en bd, Cati Baur et Malika Ferdjoukh
Orphelines depuis peu, les soeurs Verdelaine vivent à la Vill'Hervé, une grande maison en bord de mer. Enid, c'est la plus jeune, celle qui ne comprend pas vraiment les choses de l'amour, celle que personne ne croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Geneviève, ni Hortense, ni Bettina... Pas même Charlie l'aînée qui s'occupe de toute la petite tribu.
Il y a déjà deux ans que j'ai chroniqué cette série, mais la revoilà sous forme de bd, illustrée par Cati Baur. Il faut prendre notre mal en patience, car il n'y a que le premier volume de sortie sur les quatre.
C'est avec bonheur que je me suis replongée dans la Vill'Hervé, en compagnie des cinq soeurs orphelines. Comme il y a déjà un moment que j'ai lu la série, je ne peux plus comparé avec le roman, mais j'ai trouvé cette bd bien sympathique. L'histoire m'a un peu moins accrochée que dans le roman, mais peut-être est-ce parce que nous sommes avec la plus jeune des soeurs, Enid. Par contre, j'ai été sous le charme de l'ambiance et des dessins. Si j'ai un peu moins aimé les visages, j'ai adoré les illustrations de la ville ou de la fabuleuse Vill'Hervé.
Un bien bel ouvrage à mettre entre les mains des jeunes filles! J'attends la suite avec impatience.
18 juillet 2011
Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2
Je l'attendais avec impatience et appréhension. Le tout dernier film, probablement la toute dernière fois que nous verrons une aventure de notre trio, et tous ces acteurs de talent réunis dans cet univers qu'il est difficile de quitter... Mais bon, je n'ai pu attendre et je suis allé le voir dès que j'ai pu, bien préparée à verser quelques larmes... Et il y en a eu beaucoup. ^^ Heureusement que le réalisateur ne transforme jamais cela en mélodramatique, on peut toujours compter sur une petite touche d'humour pour reprendre sa contenance.
Ce qui était le plus important pour moi dans ce film était qu'il rende justice à Rogue, mon personnage préféré de toute la saga. Personnage important, il fut un peu passé à la trappe dans le sixième film, et j'avais peur que le film ne rende pas l'histoire et l'importance de ce personnage. Heureusement, je n'ai pas été déçue de ce côté-là, Rogue ayant beaucoup de temps d'écran et de merveilleuses scènes, touchantes et déchirantes. En plus de ces scènes, nous y retrouvons d'excellentes avec McGonagal et Neville, ou encore lorsque Harry utilise la pierre de résurrection. J'ai beaucoup aimé le moment d'Harry et de Dumbledore à la gare, le silence de cette scène et la blancheur. Dumbledore était magnifique tout en blanc. À mon avis, c'est une scène très réussie.
Pour toutes ces scènes, le film gagne mon appréciation haut la main. Bien sûr, il y a des petites choses qui n'étaient pas comme je les attendais, mais ces moments inoubliables éclipsent tout le reste pour moi en ce moment. Les acteurs, aussi, ont été toujours aussi fantastique. Je pense à McGonnagal qui a eu de belles répliques dans ce film-ci, et aussi à Ralph Fiennes, dont je n'ai pas été très fan de son Voldemort dans les derniers films, mais qui m'a vraiment réconcilié avec son jeu. Et Helana Boham Carter est géniale lorsqu'elle joue Hermione.
J'ai été ravie de revoir certains personnages ou certains clins d'oeil que je ne m'attendais pas du tout à retrouver, par exemple Emma Thompson ou les petits animaux bleus du deuxième film (impossible de me rappeler leur nom).
Mes points négatifs en vrac: le fait que le fils de Remus n'est pas été mentionné dans l'épilogue. Mais on peut supposer qu'il était le garçon aux cheveux bouclés. La bataille finale entre Harry et Voldemort: j'aurais vraiment mieux aimé qu'elle soit devant tout le monde. Je déplore que nous n'ayons pas ressenti le sentiment de soulagement suite à la mort de Voldemort. Aussi, j'aurais aimé voir plus de gens combattre pour Poudlard. Car dans le film, Voldemort a une grande armée et du côté de Poudlard, il y a surtout des enfants et quelques membres de l'Ordre... Aussi j'aurais aimé que le film dure plus longtemps. Je comprends qu'il se tient bien comme il est et que des scènes supplémentaires l'auraient débalancé, mais 2h10, c'est trop peu pour un film d'Harry Potter.
L'épilogue m'a beaucoup plu. J'aurais eu un peu de peine si elle aurait été oubliée ou si d'autres acteurs auraient incarnés les personnages. En fait, j'ai trouvé leur transformation plutôt réussie, en fait plus que celle de Rogue.
Au final, j'ai donc adoré ce film, que j'irai certainement revoir une fois encore au cinéma!
12 juillet 2011
La fille du Pasteur Cullen tome 1, de Sonia Marmen
Dans l'espoir de l'y voir se trouver un mari, la veuve du pasteur Cullen envoie sa fille Dana vivre chez sa sœur, à Édimbourg. Mais à vingt-cinq ans, Dana préfère la compagnie des livres à celle des hommes, qui de toute façon, ne se pressent pas pour la courtiser. Jeune femme timide et réservée, bien que dotée d'une intelligence vive, elle conserve des séquelles de la paralysie infantile contractée pendant son enfance et a le regard vairon, traits physiques qui ont attisé la méchanceté des gens à plus d'une reprise. Mais voilà que son séduisant cousin Timmy, jeune homme fougueux et rebelle, tombe sous son charme. Une idylle naît doucement entre eux, ce qui laisse présager l'annonce d'un mariage prochain. Puis une folle escapade dans un cimetière au beau milieu de la nuit mènera Dana chez l'ombrageux chirurgien, Francis Seton. Le cours de sa vie basculera irrémédiablement après sa rencontre avec cet homme.
J'ai profité du challenge écossais pour lire ce livre qui traînait dans ma pàl depuis quelques mois. Ce premier tome est divisé en deux parties pour le format poche, soit en 600 et 500 pages chacunes, ce qui est assez volumineux pour moi, qui ne me lance pas souvent dans les pavés. Il y a deux autres tomes déjà sortis, et je crois qu'un quatrième est en route.
L'histoire se passe en Écosse, au début du 19e siècle. Nous voyons d'abord Dana brièvement dans sa jeunesse, puis lors de son entrée dans le monde. Elle est une jeune fille calme, décrite comme étant un peu le petit carnard de la famille à cause de son handicap à la jambe. Elle voue une admiration à son grand frère Jonat, qui étudie en médecine. Il s'occupe bien de sa petite soeur, mais ne s'entend pas du tout avec son père, le très sévère Pasteur Cullen. Il part donc étudier en ville en étant banni de la maison, et nous apprenons sa mort quelques temps plus tard. Rien n'est plus comme avant dans la vie de Dana.
Au début du roman, je n'ai pu m'empêcher de la comparer avec Fanny Price, de Mansfield Park. Personnage réservée, pas très volubile, aimant la lecture et pensant aux autres avant sa personne. Ce personnage est d'ailleurs évoqué plus loin dans le roman, on peut donc supposer que ce parallèle était souhaité. Mais on se rend vite compte que Dana est beaucoup plus passionnée, et que ses barrières ne sont pas difficiles à faire tomber. Elle est même parfois un peu insouciante, et fait des choses qu'une jeune femme de bonne société n'aurait jamais fait. Cela donne plus de richesses au personnage, mais en même temps, rend certaines actions peu crédibles (et je pense là à sa fuite dans le cimetière en pleine nuit).
J'ai pris au moins 60 pages à m'intéresser à l'histoire. Le début est assez lent et l'auteure nous met tout de suite des détails sur la médecine qui apportent parfois un peu de longueur à l'histoire. Mais après cela, je n'ai plus lâché le roman. L'histoire est prenante et il y a une bonne doses d'actions et d'aventures amoureuses. Au début, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je croyais qu'il ne sagissait que d'un roman d'amour, mais en fait il y a un peu de tout; enquêtes, drame... La vie de Dana est très mouvementée. Je me suis vraiment demandé comment s'enlignait l'histoire au début, car l'histoire prenait sans cesse un nouveau tournant. Le lecteur reste en haleine, mais moi je ne peux m'empêcher d'aller jeter un oeil plus loin pour savoir ce qui va arriver. Un vilain défaut de lecteur. ^^ Si vous êtes comme moi, sachez que l'histoire garde son cap environ vers la page 260.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui, malgré son nombre de pages, fut dévoré en quelques jours seulement. Il est bien documenté et l'on se croit vraiment à cette époque. Celle-ci n'est pas seulement mentionnée, on la vit à travers le quotidien de Dana. Mais j'ai parfois trouvé que l'auteure en faisait trop par moment. Par exemple, lorsque Dana visite le moulin de son oncle, l'auteure nous décrit en détail tous les procédés de la fabrication du papier en ces temps-là. Oui, cela est intéressant, mais brise un peu le rythme de la lecture. Et cela revient à plusieurs moments au cours de la lecture. Mais sinon, j'ai adoré cette lecture et je la recommande. J'étais pressé de découvrir le tome 2, mais en lisant le résumé, je vois que l'histoire recommence bien des années plus tard sur un nouveau personnage, alors du coup, j'hésite à me lancer au risque de me sentir un peu comme dans un téléroman où le même genre d'histoire revient encore et encore. Mais je sens que je ne résisterai pas longtemps.
Au final, j'ai donc adoré cette lecture. Même si ce n'est pas un authentique roman du début 19e siècle, il a quand même son charme. L'auteure nous décrit beaucoup la ville d'Edimbourg à cette époque et la vie des gens de toutes les classes qui y habitent. Mais, en même temps que je dévorais ce livre, une partie de moi en était agacé, par les éléments dont j'ai déjà parlé, alors ce ne fut pas un coup de coeur, mais ce fut sans contredit une lecture addictive et passionnante!
Lu dans le cadre du challenge écossais.

11 juillet 2011
Plus que quelques jours...
En attendant, je visionne l'avant-première qui a eu lieu à Londres il y a quelques jours. Que d'émotions! J.K. Rowling ne semble pas vouloir écrire de suite ou de prequel, alors je ne peux m'empêcher d'être triste à la pensée qu'il n'y aura plus rien de neuf à découvrir concernant le monde des sorciers... J'espère que PotterMore saura combler nos attentes.
Métro Baker Streetm, Enola Holmes T6, de Nancy Springer
Cela fait plus d'un an que ma mère a disparu, m'abandonnant à l'autorité de mes frères, Mycroft et Sherlock Holmes, qui souhaitent m'expédier en pension pour faire de moi une lady.
Une année donc que je leur échappe, parvenant à couvrir mes traces en multipliant déguisements et pseudonymes. En ce matin fatidique de juillet 1889, alors que j'étrenne une nouvelle fausse identité, je reçois à mon bureau de "Spécialiste en recherches - Toutes disparitions" la visite d'un duc espagnol effondré par l'enlèvement de sa femme. Me voilà encore sur une enquête en concurrence avec mon détective de frère, au moment même où ce dernier me contacte sur une tout autre affaire.
Moins récente. mais bien plus personnelle : une affaire qui concerne ma mère.
Je me souviens encore de l'agréable surprise que j'avais eu à la lecture du premier tome. Combien j'avais été charmée par le personnage principal, par les petits détails qui mettent en vie cette fin de siècle et par la jubilation qu'apportent les rencontres avec Enola et son frère, Sherlock Holmes. J'ai toujours été ravie de découvrir le tome suivant et c'est avec un petit regret que j'ai refermé ce dernier tome. Bien que l'héroïne soit jeune (14 ans), les histoires ont toujours su garder mon intérêt.
Ce tome conclut avec brio la série. C'est avec bonheur que le destin d'Enola prend un nouveau tournant, dans ce tome où Sherlock a enfin une présence suffisante. Nous savons enfin ce qu'est devenue la mère d'Enola et comprenons son départ, même si on peut lui en vouloir encore.
Je vous conseille toujours cette série, écrite avec beaucoup de petits détails qui en font une lecture excellente pour la jeunesse, mais aussi pour tous ceux qui aiment se plonger dans le Londres victorien. Nancy Springer a su réutilisé avec brio un personnage connu, pour en faire une série intelligente et trépidante.
04 juillet 2011
One city, collectif

ALEXANDER MCCALL SMITH, IAN RANKIN et IRVINE WELSH nous proposent trois aventures inédites ; un biologiste originaire de Delhi a le mal du pays, ce qui l’amène à d’étonnantes conclusions ; deux joueurs de la Coupe du monde sont empêtrés dans un univers où règnent la magie et l’illusion ; les tribulations d’un tigre sont la cause d’un certain remue-ménage à Murrayfield.
J.K. ROWLING raconte son expérience et son amour pour la ville d’Edimbourg, le rôle qu’elle a joué dans sa vie – et surtout dans ses romans.
Ce recueil de 3 petites nouvelles rassemble 4 auteurs chers à l'Écosse afin d'amasser des fonds pour One city, une association caritative qui souhaite briser les barrières entre les classes sociales d'Édimbourg. Pour qui lit mon blog de façon régulière, vous devinez sûrement que ce livre m'intéressait surtout parce que J.K. Rowling y contribue en y écrivant un petit mot d'introduction. Celui-ci figure en un peu moins d'une dizaine de pages et décrit le rapport de l'auteure avec Édimbourg. Suit ensuite trois nouvelles d'une cinquantaine de pages chacunes écrites par Ian Rankin, Irvine Welsh (l'auteur de Transpotting) et Alexander McCall Smith, trois auteurs que j'ai découvert en même temps que ce livre.
Les trois nouvelles sont très différentes les unes des autres. La première parle d'un tigre échappé qui cause un émoi dans un quartier, la deuxième traite d'un indien en mal de son pays et la dernière parle d'un sans-abri attiré par les tours de magie. Ma préférence va pour les deux premières; j'ai définitivement eu du mal à accrocher à la dernière, celle de Mr. Rankin, pour laquelle j'ai eu de la difficulté à suivre l'histoire et à m'y intéresser. La première était assez insolite, mais finalement plutôt drôle, et la seconde m'a intéressé par les tourments de son personnage.
Je ne suis définitivement pas fan de nouvelles et je ne me suis pas senti très dépaysé par la ville, car en fin de compte, elle est très secondaire dans les histoires, mais j'ai pu satisfaire ma curiosité à propos de la participation de J.K. Rowling et ce fut une façon rapide de découvrir trois grands auteurs écossais!
Lu dans le cadre du challenge écossais.







