Chez Maribel

Lecture, musique, cinéma...

10 juillet 2010

No impact man, Colin Beavan

noimpactmanComme nous tous, Colin Beavan en a marre d'assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres... Il refuse d'être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours polaires. Son défi : vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d'autres l'ont fait avant lui. La grande différence c'est que ledit Colin Beavan vit en plein coeur de Manhattan, au 9e étage d'un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d'ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé - entre autres -, et quand on est un jeune père de famille, l'aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge : convaincre sa femme, quelque peu accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième : renoncer aux couches en plastique et aux plats à emporter. Passées ces étapes... eh bien, tout reste encore à faire. L'expérience dure un an, le compte à rebours est enclenché !

Cette histoire vraie a fait le tour du monde, grâce au succès du blog www.noimpactman.typepad.com, tenu par Colin Beavan pendant l'aventure. Ce blog a même été élu l'un des quinze sites écologiques les plus influents du monde par le Time Magazine !

Colin Beavan était déjà un écrivain ayant à son actif quelques ouvrages documentaires. S'intéressant de plus en plus à l'environnement, il décide de tenter ce projet un peu fou et avec de la chance, son éditeur embarque. Le but étant de vivre pendant un an en réduisant au maximum son impact sur la planète. Il tiendrait un blog durant cette période et en ferait ensuite un livre. Ce fut mission accomplie et sa démarche a remporté un succès.

Le livre raconte la démarche qu'il a entreprit pas à pas. N'étant pas très au pas dans le domaine, il a du apprendre presque de zéro. Son premier défi: zéro poubelle. Il a du arrêter de prendre des sacs de plastique et acheter tout en vrac. Même si ça veut dire avoir l'air un peu fou parfois. Il s'est ensuite déplacé seulement à pied et à vélo et s'est interdit les ascenseurs. Il a commencé par des choses un peu plus visible (par exemple les déchets) mais plus l'année avançait plus il a aussi opté pour des choix verts. Il ne suffisait plus d'acheter en vrac, il fallait aussi que les aliments viennent d'à proximité (400km). Et aussi, il a tenté de s'impliquer positivement face à l'environnement pour de contrebalancer ses impacts négatifs, comme par exemple en s'implicant auprès d'organisme en ramassant des déchets qui se retrouverait dans les lacs.

Son récit semble sincère et j'admire sa démarche. En parcourant son livre, on suit aussi avec lui toutes les réflexions qu'il s'est faite en cours de route. Sur nos modes de vie, la consommation excessive, le peu de temps accordé aux vrais valeurs... Son changement de vie lui a permis de devenir plus ouvert à la vie et aux gens. Tout cela a pris une dimension humaine.

Son but étant d'aller le plus loin possible dans l'expérience, il a même été jusqu'à coupé l'électricité. Ce qui veut dire pas de machine à laver ni lumière le soir. Pour voir jusqu'à combien cela allait l'affecter et voir si il était vraiment possible en l'an 2000 de vivre sans aucun impact. Il a découvert que non pour certaines choses, le but n'étant pas de devenir misérable, mais beaucoup de choses qu'il a adopté était tout à fait possible. Oui, mais qu'est-ce que cela va donner, entend-il souvent? Comme quelqu'un le lui a si bien dit, on ne sait jamais ce qui peut enclencher la chaîne, alors aussi bien essayer.

Beaucoup de réflexions, d'informations et aussi un peu de trucs. Le tout sans morale, juste un regard vrai sur le sujet. À lire!

Posté par Blog de maribel à 03:56 - Ouvrages généraux - Commentaires [11] - Permalien [#]

Commentaires

    Livre en pleine actualité,ça me plairait de le lire!

    Posté par mango, 10 juillet 2010 à 10:02
  • J'en ai entendu parler, je trouve l'expérience intéressante bien qu'un eu jusqu'auboutiste mais ça valait visiblement le coup. Je vais tacher de ma le procurer

    Posté par Isleene, 10 juillet 2010 à 11:09
  • j'avoue que généralement je ne suis pas trop tentée par ce genre d'histoires mais là, ce livre m'intéresse ! Je le note =)

    Posté par Sybille, 10 juillet 2010 à 12:34
  • @ mango: Génial!

    @ Isleene: Tu m'en donneras des nouvelles!

    @ Sybille: Super!

    Posté par Maribel, 10 juillet 2010 à 17:42
  • Les moyens employés me semblent un peu extrêmes mais je suis curieuse et ça semble intéressant. Je ne connais ni le blog ni le livre. Je note !

    Posté par Marguerite, 11 juillet 2010 à 01:16
  • @ Marguerite: Lui aussi trouvait cela extrême parfois comme moyen, mais il voulait vraiment aller jusqu'au bout pour voir ce que ça impliquerait dans sa vie et son entourage. Très intéressant!

    Posté par Maribel, 11 juillet 2010 à 20:58
  • je note, ça à l'air super!

    Posté par esmeraldae, 12 juillet 2010 à 10:21
  • Cela me fait penser à un reportage vu récemment sur arte.

    Posté par Edelwe, 12 juillet 2010 à 12:36
  • @ esmeraldae: Bonne lecture!

    @ Edelwe: Il s'agit peut-être du même!

    Posté par Maribel, 14 juillet 2010 à 03:31
  • @ esmeraldae: Bonne lecture!

    @ Edelwe: Il s'agit peut-être du même!

    Posté par Maribel, 14 juillet 2010 à 03:33
  • J'ai vu le documentaire qui suivait son aventure et franchement j'ai eu bcp de mal. Il imposait bcp de trucs à sa femme alors que lui décidait du jour au lendemain qu'en fait, il avait besoin d'un ordinateur parfois. Mais elle était une pauvre nulle parce qu'elle ne pouvait pas se passer de glace pillée au bureau quand il faisait super chaud... Bref l'idée bien que jusqu'au boutiste peut s'avérer intéressante, mais le côté Deus Casa qui en ressort m'a franchement gêné. J'avais l'impression que c'était le retour de l'homme qui décide de tout à la maison...

    Posté par camille, 09 septembre 2010 à 12:58

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